Cinq jours dans les Iles de Nusa Tenggara

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Nusa Lembogan : un tourisme au parfum d’algue


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Une heure de traversée suffit pour quitter la frénésie touristique du sud de Bali et arriver sur les petites îles de l’Est de Bali : Lembogan, Ceningan et Nusa Penida. Ces îles sont connues par les touristes principalement pour les sites de plongées et les spots de surf.

 

A l’arrivée du bateau sur Lembogan la grande plage de l’Ouest, Jungubatu, est bordée par des hôtels, tenus essentiellement par des investisseurs extérieurs, comme partout à Bali : javanais, japonais, on trouvera même un toulousain revendicatif qui a accroché à l’accueil une croix occitane.

 

En longeant la côte,  une odeur forte pleine d’iode nous remplit les narines.  Entre les hôtels et les clubs de plongée, on trouve encore quelques petites maisons en bois et des cours où des draps sont recouverts d’algues qui sèchent au soleil. Si les enfants travaillent dans les hôtels et apportent un complément de revenu à la famille, la culture d’algues est bien la principale activité économique pour les iliens (90% des familles en dépendent).

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La culture d’algues s’est développée dans les années 80 et le principal marché est le Japon  (produits cosmétiques). La culture d’algues rapporte entre 1.000.000 et 2.000.000 roupies par mois à chaque famille. Il faut un mois pour produire un kilo d’algues séchées et le prix varie entre 6.000 roupies pour et 2.000 roupies. 

 

Le soir, la marée basse découvre les parcs de culture d’algues qui formaient quelques heures auparavant des vagues parfaites pour le bonheur des surfeurs. Commence alors une intense activité de ramassage, nettoyage, transport d’algues. Un balai incessant de petites barques amène les hommes et les femmes des parcs à la terre sous les yeux ravis des touristes.

 

En poursuivant notre ballade le long de la côte, le dernier hôtel marque un coude dans la plage qui se poursuit. Plus un touriste, plus un hôtel mais les cabanes et les familles qui vivent là entre leur jardin marin et la côte. Jungubatu n’est qu’une vitrine. On y trouve juste derrière une île sauvage et des habitants qui vivent de peu, au rythme de la culture des algues.

 

… activité traditionnelle contre restauration des récifs coralliens


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Pour la culture d’algues, il a fallu  détruire le récif corallien pour faire place au « tables » de production d’algues. Aujourd’hui, si sous l’eau le corail a bel et bien disparu, on le retrouve sur les murs qui séparent la plage des habitations.

 

Depuis quelques années un projet de The Nature Conservancy vise à restaurer les massifs coralliens. On n’aura finalement pas le temps de les rencontrer et on en restera à ce paradoxe : développement local contre environnement.

 

 

Publié dans Le voyage

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